Glossaire
Une référence essentielle pour vous guider à travers les produits et les systèmes de Nord Resine. Le glossaire propose des définitions techniques précises destinées à vous aider à comprendre les termes les plus importants de l'industrie, facilitant ainsi tous vos choix et activités professionnelles.
A
ABRASION
Contrainte mécanique qui provoque l'usure de la couche primaire et des couches suivantes jusqu'au détachement complet du support.
ACCÉLÉRATEUR
Additif utilisé pour accélérer le processus de filmification et de réticulation (durcissement) d'un liant.
ACIDE
Produit dont le pH est < 7.
ACIER TRÉFILÉ
Acier avec différentes formes de section droite, obtenu par déformation à froid sans enlèvement de matière. Ce traitement confère au produit des caractéristiques particulières en termes de forme, de précision dimensionnelle et de couche superficielle. Produit obtenu par tréfilage, généralement sous forme de barres, de tubes ou de fils ronds.
ADDITIF
Substance naturelle ou artificielle qui, ajoutée en quantités dosées et prédéfinies, confère des caractéristiques particulières, notamment en termes d’aspect, de pérennité, de performance, de résistance, de dureté, d'élasticité, de malléabilité, de volume, ou élimine ou réduit certains défauts, avant, pendant et après l'application.
AÉRATEUR
Tout agent qui, ajoutée à un mortier, crée un système macroporeux et augmente ainsi sa résistance au gel.
AGENT
Se dit de tout ce qui agit, qui fait, qui produit un effet.
AGENT MOUSSANT
Additif utilisé pour l'incorporation de gaz dans les matières plastiques, par exemple dans la production de polystyrène expansé.
AIR OCCLUS
Cette caractéristique, indiquée en pourcentage, présente des valeurs particulièrement élevées dans les enduits d’assainissement. Cette propriété est, en effet, l'une des conditions permettant d’obtenir une perméabilité à la vapeur adaptée aux besoins de ces enduits.
AMIANTE
Agrégat souple et fibreux composé de silicates et présentant une excellente résistance au feu, à la chaleur et aux attaques chimiques, en particulier aux acides. Malléable et très résistant, il a été largement utilisé dans le passé comme isolant phonique, isolant thermique, armature dispersée dans le ciment (amiante-ciment), ainsi que pour les peintures, les vernis, les matériaux de revêtement de sol, les textiles. Au plus fort de son expansion, des études médicales ont démontré sa dangerosité ; depuis les années 1980, l'Organisation mondiale de la santé déconseille son utilisation en raison des risques élevés qu'il comporte. En Italie, la loi interdit l'extraction, la transformation, la commercialisation et l'utilisation de tout type d'amiante. Toutefois, la question de l’élimination des quelques millions de tonnes de ce matériau (entre amiante-ciment et divers isolants) reste ouverte.
AMIANTE-CIMENT
Un type particulier de fibrociment constitué d'un mélange de ciment et d'amiante, très résistant à la traction, à la flexion et à la compression, mais peu résistant aux chocs. Largement utilisé dans le passé dans les tôles ondulées ou les tuiles pour la couverture et le revêtement de bâtiments industriels ou commerciaux ou pour la construction de réservoirs, de tuyaux et de conduites. Il a été interdit après que les risques graves qu'il présente pour la santé humaine ont été démontrés.
AMINE
Composé formellement dérivé de l'ammoniac par substitution successive des atomes d'hydrogène par des groupes organiques ; le nombre d'atomes d'hydrogène substitués détermine la classification en amine primaire, secondaire ou tertiaire.
ANCRAGE
Technique de scellement de pattes métalliques dans les sols industriels pour la fixation des machines. Il est réalisé avec des mortiers spéciaux ayant des caractéristiques légèrement expansives, afin de compenser le retrait du liant cimentaire, mais surtout d'obtenir des résistances très élevées dans un délai relativement court. Ces mortiers ont, parmi leurs principales caractéristiques d'application, une grande fluidité et doivent être coulés dans des cavités solides et résistantes, bien saturées d'eau propre.
ANHYDRITE
Sulfate de calcium anhydre (CaSO4).
ANTICARBONATATION
Un produit qui empêche ou retarde significativement la carbonatation du béton.
ANTIDÉRAPANT
Traitement ou revêtement appliqué à la surface de marche pour la rendre moins glissante.
ANTIGEL
Additif qui réduit la sensibilité des pâtes de ciment aux températures inférieures à 0 °C, agissant à la fois sur la vitesse de prise des ciments et sur le développement de la chaleur d'hydratation pendant la prise. Efficace dans les coulées profondes, il est en revanche pratiquement inutile dans les enduits ou les coulées fines, où la surface exposée aux basses températures est très élevée.
ANTIMOUSSANT
Additif qui empêche la formation de mousse et donc la variation de densité.
ANTIOXYDANT
Additif utilisé dans la production de produits de revêtement, de plastiques et de colles pour réduire et/ou retarder le processus normal d'oxydation et maintenir ainsi les caractéristiques physiques et chimiques du produit.
ANTISTATIQUE
Matériau incapable de retenir une charge électrostatique lorsqu'il est placé en contact avec la terre.
APPRÊT
Il s'agit de la couche ayant pour fonction de modifier les caractéristiques physiques et chimiques de la couche inférieure. Il est normalement réalisé à l'aide d'un produit liquide à séchage rapide, en solution ou en émulsion aqueuse, appliqué sur le support avant l'application du matériau imperméabilisant proprement dit.
ARGILE
Roche sédimentaire, présentant des caractéristiques de faible cohésion (aspect terreux), dont la couleur varie en fonction des impuretés qu'elle contient, du bleu au rougeâtre ; il existe également des argiles noires et vertes. Parmi les caractéristiques les plus importantes de l'argile figurent sa plasticité et sa capacité hygroscopique.
ARMATURE
Terme technique générique désignant une structure connectée ou incorporée à un élément de construction et destinée à le rendre résistant aux sollicitations résultant de son propre poids et/ou des forces extérieures.
ASSAINISSEMENT DE L’AMIANTE-CIMENT (Décret Min. 20/08/99)
Encapsulation :Confinement :Enlèvement : traitement des surfaces contenant de l'amiante-ciment à l'aide de produits pénétrants et/ou de revêtement. Les fibres d'amiante sont ainsi fixées au support et un film protecteur se forme sur la surface exposée. Les produits utilisés doivent être conformes aux caractéristiques de performance spécifiées dans le Décret min. 20/08/99, annexe 1, pour les revêtements d'encapsulage de type A. En particulier, l'épaisseur moyenne du revêtement d'encapsulage sec ne doit pas être inférieure à 300µm et ne doit, en aucun point, être inférieure à 250µm. Confinement : consiste en l'application d'une barrière étanche qui sépare l'amiante des zones occupées. Par conséquent, avant l'application de nouveaux éléments de toiture (couches d'isolation, nouvelles dalles), les dalles en amiante-ciment sont traitées avec des produits qui empêchent le détachement de fibres d'amiante pendant les opérations de chantier et qui contribuent au traitement de confinement en empêchant leur libération. Les produits utilisés doivent être conformes aux caractéristiques de performance spécifiées dans le Décret min. 20/08/99, annexe 1, pour les revêtements d'encapsulage de type C. En particulier, l'épaisseur du revêtement d'encapsulage sec ne doit pas être inférieure à 200µm et aucune mesure ne doit être inférieure à cette valeur. Enlèvement : parmi les précautions à prendre pour cette intervention figure le traitement des surfaces avec des produits d'imprégnation qui empêchent le détachement des fibres d'amiante pendant les opérations de chantier. Les produits utilisés doivent être conformes aux caractéristiques de performance spécifiées dans le Décret min. 20/08/99, annexe 1, pour les revêtements d’encapsulage de type D. En particulier, le revêtement d’encapsulage doit être d'une couleur contrastant avec celle du support. Le fournisseur doit indiquer l'épaisseur du film sec, la quantité à appliquer par mètre carré et le temps de séchage.
AUTOLISSANT
Capacité d'un matériau à s'étaler sur une surface de pose en produisant une surface parfaitement plane, exempte d'irrégularités.
B
BARBOTINE
Mortier de ciment très liquide, obtenu en mélangeant à parts égales du sable fin, du ciment et de l'eau, utilisé pour la pose de sols en briques et en pierres (carreaux, porphyre, briques) ou de murs en briques.
BARBOTINE DE PASSIVATION
Barbotine à base d'inhibiteurs de corrosion.
BARRIÈRE À LA VAPEUR
Système constitué d'un film continu, généralement imperméable à l'eau et présentant des caractéristiques d'étanchéité à la vapeur. Il a pour mission d'empêcher le passage de la vapeur d'eau de l'intérieur vers l'extérieur à travers les enveloppes extérieures (toits et murs). Il doit donc s'agir d'un matériau résistant à la diffusion de la vapeur d'eau, afin de maîtriser le phénomène de condensation et d'éviter qu'il ne se produise au niveau de la couche isolante.
BASIQUE
Un produit dont le pH est > 7 est défini comme basique
BENTONITE
Minéral argileux caractérisé par sa grande plasticité, sa capacité d'échange ionique, son effet nettoyant et stabilisant, mais surtout par sa capacité à absorber une quantité d'eau importante en gonflant jusqu’à atteindre plusieurs fois son volume et en formant ce que l'on appelle des gels thixotropes.
BÉTON
Conglomérat obtenu en mélangeant de l'eau avec des liants (principalement de la chaux ou du ciment provenant de procédés n'utilisant pas de substances étrangères ou de déchets industriels) et des granulats propres et non radioactifs (sable, gravier, poudre de brique), largement utilisé dans la construction. Les principales caractéristiques du béton sont sa capacité à résister aux intempéries et sa résistance mécanique. Afin d'améliorer le détachement du béton lors du décoffrage, les surfaces des coffrages doivent être préalablement traitées avec des huiles naturelles.
BÉTON ALLÉGÉ
Il est obtenu en ajoutant des granulats légers au mélange de béton normal.
BÉTON ARMÉ
Ciment dans lequel, afin d'augmenter sa résistance à la flexion et à la torsion, une armature métallique appropriée a été incorporée pendant la coulée. L'armature doit être réalisée en tenant compte des éventuelles perturbations électromagnétiques qu'elle induit, en veillant notamment à éliminer les mailles métalliques fermées et en mettant à la terre les différentes parties afin qu’elles soient à potentiel égal. Une exécution correcte permet d'éviter les processus de carbonatation et l'oxydation éventuelle des pièces métalliques.
BÉTON CELLULAIRE
Il est obtenu par l'ajout d'un agent moussant à la pâte de ciment, lui-même dilué dans l'eau dans des pourcentages variant de 2 à 3 %. Comme l'eau s'évapore lentement pendant la période de prise du ciment et même par la suite, elle laisse vides toutes les petites cavités créées par l'agent moussant. Ces microchambres contenant de l'air à l'état immobile confèrent des propriétés isolantes au béton.
BÉTON FIBREUX
Type spécial de béton renforcé de fibres d'acier, de fibres de verre résistant aux alcalis ou d'autres fibres synthétiques, dans la mesure maximale de 2 % en volume, afin d'améliorer la résistance à la flexion et à la torsion.
BÉTONNIÈRE
Machine équipée d'un moteur, généralement électrique, à godet ou à tambour, utilisée pour mélanger le béton et préparer des mortiers.
BITUME
Mélange d'hydrocarbures d'origine naturelle, issus de la distillation du pétrole, ayant des propriétés liantes. Les bitumes peuvent être naturels ou fabriqués à partir du pétrole.
BITUME OXYDÉ
Le bitume oxydé est obtenu en injectant de l'oxygène à 250 °C dans du bitume distillé liquide. L'oxygène « lie » les molécules de bitume entre elles et crée une sorte de réseau tridimensionnel dans sa masse.
BOUCHARDER/BOUCHARDE
Il s'agit de l'action de travailler le stuc « marmorino » à frais, en utilisant comme outil la boucharde, un maillet spécial à tête découpée en pointes de diamant de différentes tailles, conçu pour entailler le matériau encore frais afin d'obtenir l'effet de la pierre martelée.
BRILLANCE
La brillance est mesurée sur une échelle de 0 à 100. Un produit est dit : mat normal s'il a une brillance de 1 à 10 ; mat s’il a une brillance de 11 à 30 ; moyennement opaque avec une brillance de 31 à 40 ; semi-mat avec une brillance de 41 à 50 ; semi-brillant avec une brillance de 51 à 80 ; brillant avec une brillance supérieure à 80.
BRILLANCEMÈTRE
Instrument qui mesure la brillance de la surface d'un produit, en évaluant sa réflexion spéculaire sous certains angles d’incidence.
BROUILLARD SALIN
Atmosphère chargée de sel, typique des environnements marins.
C
CARBONATATION (DU BÉTON)
Phénomène dû au vieillissement naturel du béton par lequel, avec le dioxyde de carbone disponible dans l'environnement, l'hydrate de calcium Ca(OH)² ; se transforme en carbonate CaCO³ ;. Par conséquent, l'abaissement de la valeur du pH de 12÷13 à environ 9 entraîne une perte du pouvoir protecteur des armatures.
CATALYSEUR
Substance qui accélère (catalyse positive) ou ralentit (catalyse négative) la vitesse d'une réaction chimique ; elle n'affecte pas autrement la situation finale.
CAUSTIQUE
Qui peut corroder des matériaux ou des substances et, chez les personnes, provoquer des brûlures, des ulcères ou une simple irritation de la peau, des yeux, de la gorge, etc.
CHALEUR D’HYDRATATION
Énergie développée par la réaction d'hydratation des granules de ciment.
CHALEUR DE RÉACTION
Quantité de chaleur dégagée ou absorbée par une réaction chimique. Les réactions qui dégagent de la chaleur sont dites exothermiques, celles qui en absorbent sont endothermiques.
CHAPE
Également appelée « couche de stabilité », elle a pour fonction de réduire les irrégularités de surface de la couche sous-jacente. Elle sert également à réaliser les pentes des toits plats de manière à permettre l'écoulement complet des eaux. Elle est utilisée pour compenser les tolérances d'assemblage des éléments préfabriqués (tuiles à emboîtement). Elle peut être en béton (250 kg de ciment Portland et une épaisseur minimale de 30 mm), en mortier de ciment (au moins 300-400 kg de ciment Portland et une épaisseur minimale de 15 mm), en ciment allégé avec des granulats isolants (au moins 150-200 kg de ciment Portland), et en béton cellulaire. Ces deux derniers types, ayant tendance à retenir l'eau longtemps, nécessitent la mise en place de systèmes de ventilation ou de longues périodes de séchage avant d'être recouverts.
CHAPE AUTONIVELANTE POUR UNE POSE EN CONTINU
Prémélange à base d'anhydrite, de granulats et d'additifs qui, grâce à sa composition spéciale, est pompé à l'état liquide et forme un fond continu et autonivelant présentant de bonnes caractéristiques de résistance mécanique et de conductivité thermique. Il s'agit d'un produit d'intérieur qui permet de réaliser des épaisseurs de 3 à 8 cm et jusqu'à 500 m² par jour.
CHAPE PRÉMÉLANGÉE
Fond réalisé sur place en mélangeant du ciment, parfois additionné de chaux, et des sables d'une granulométrie adaptée aux épaisseurs à appliquer, produit industriellement. Le diamètre maximal de granulat peut être inférieur à celui du granulat de la chape réalisée sur place.
CHAPE PRÊTE À L’EMPLOI
Prémélange sec composé de liants spéciaux et de granulats sélectionnés qui permet non seulement d'obtenir des chapes sèches en quelques heures et pratiquement sans retrait, mais aussi d'éliminer la possibilité d'erreurs dues au choix des granulats. En outre, la granulométrie ne dépassant pas 4 mm, il est possible d'obtenir très facilement une finition lisse.
CHAPE TRADITIONNELLE
Fond réalisé sur place en mélangeant du ciment, parfois additionné de chaux, et des sables d'une granulométrie adaptée aux épaisseurs à appliquer. La granulométrie du sable doit normalement être comprise entre 0 et 1/5 de l'épaisseur maximale à réaliser.
CHAUX
Ou chaux vive. Oxyde de chaux, produit de la cuisson de pierres calcaires, qui se présente sous la forme d'une substance solide blanchâtre d'aspect terreux. Lorsqu'elle est traitée avec de l'eau, la chaux gonfle, développe de la chaleur et devient de l'hydroxyde de calcium ou de la chaux éteinte. En la mouillant avec deux fois et demie son poids en eau, on obtient de la chaux en pâte, qui est le liant pour la préparation du mortier. En agitant la chaux éteinte avec un excès d’eau, on obtient un liquide blanc appelé lait de chaux, utilisé comme base pour diverses méthodes de peinture à sec. Les chaux peuvent être grasses (chaux grasse) ou maigres (chaux maigre) : les premières proviennent de la cuisson de calcaires presque purs tandis que les secondes proviennent de calcaires magnésiens ou argileux (moins purs).
CHAUX AÉRIENNE
Elle est obtenue par la cuisson de calcaires compacts, qui se transforment en carbonate de calcium, lequel se décompose en oxyde de calcium et en dioxyde de carbone ; l'oxyde de calcium peut être éteint par un excès d'eau (chaux en pâte) ou par la quantité strictement nécessaire à l'hydratation (chaux hydratée).
CHAUX HYDRAULIQUE
Elle est obtenue par la cuisson de calcaires compacts contenant des quantités variables d'argile (chaux hydraulique naturelle) ou par des mélanges de chaux hydratée avec de la pouzzolane, de l'argile ou du laitier de haut fourneau (chaux hydraulique artificielle).
CHOC THERMIQUE
Un choc thermique est défini comme une rupture survenant à la suite d'un changement brusque, à la hausse ou à la baisse, de la température d'un objet.
CIMENT
Liant hydraulique qui, lorsqu'il est mélangé à l'eau, est capable de prendre aussi bien à l’air qu’immergé dans l'eau. Les ciments sont divisés en deux catégories : les ciments à prise rapide (ciments romains) et les ciments à prise lente (ciments portland). Aujourd'hui, le ciment est largement utilisé pour fabriquer des mortiers bâtards pour l’enduisage. Dans le passé, il était également utilisé pour construire des éléments décoratifs, préfabriqués ou coulés sur place, comme alternative au stuc
CIMENT D’ALUMINATES DE CALCIUM
Le ciment d’aluminates de calcium ou ciment fondu est obtenu par cuisson de calcaire et de bauxite : c'est un ciment qui atteint des résistances mécaniques très élevées en très peu de temps. Il est utilisé pour la construction de matériaux réfractaires, pour des produits à haute résistance chimique, pour des environnements à basse température, etc. L'un des inconvénients du ciment d’aluminates de calcium est la baisse de la résistance mécanique initiale, qui est d'autant plus importante que le rapport eau/ciment est élevé
CIMENT PORTLAND
Le ciment Portland est l'un des principaux liants hydrauliques. Il est obtenu en mélangeant du clinker et du gypse dihydraté.
CIMENT POUZZOLANIQUE
Ciment fabriqué à partir d'un mélange de ciment Portland et de sable pouzzolanique. Ce type de ciment présente une plus grande résistance chimique et un plus grand pouvoir d'imperméabilisation que le ciment Portland
CLINKER (KLINKER)
Un terme qui, selon l'usage, revêt deux significations distinctes. 1) matériau obtenu en mélangeant puis en pulvérisant certaines substances calcaires et argileuses. C'est le principal composant du ciment Portland. 2) type particulier de brique ou de carreau extrudé et cuit à très haute température, essentiellement utilisé comme matériau de revêtement mural et de sol.
CLOQUES
Elles apparaissent lorsque des peintures ou enduits synthétiques sont appliqués sur des murs humides ou dans des revêtements minéraux en présence de sels ou de vapeur.
COLLE
Par « colle », on entend la couche de liaison destinée à assurer l’adhérence entre le fond et le matériau à poser. Le choix du produit approprié est déterminé par le type de fond, le type de matériau à coller, l'épaisseur à mettre en œuvre, les caractéristiques et l'utilisation prévue de la pièce.
COMPOUND
Ensemble de matières premières qui, dans certaines conditions de température, sont utilisées pour fabriquer un composé aux caractéristiques particulières, utiles pour la réalisation de membranes imperméabilisantes préfabriquées. Il est synonyme de composé bitumineux.
CONDUCTION THERMIQUE
C'est le mode de transfert de chaleur propre aux solides. Les molécules ne se déplacent pas sous l'effet de l'agitation thermique (mouvements convectifs) comme c'est le cas dans les gaz et les liquides, et la propagation de la chaleur se fait par la vibration des molécules constituant le corps solide.
CONDUCTIVITÉ THERMIQUE
Elle définit la capacité d'un matériau homogène et isotrope à transmettre la chaleur lorsque l'échange se fait uniquement par conduction.
CONSOLIDATION DE LA SURFACE
Traitement de matériaux de façade dégradés et rendus farinants en raison de leur porosité élevée et de leur imperméabilité faible ou nulle. Il s'agit essentiellement d’appliquer des produits hydrofuges capables de lier légèrement les couches superficielles désagrégées aux couches sous-jacentes en bon état, afin d'éviter la perte des premières due à l’action continue des agents atmosphériques.
CONTRE-POUSSÉE
COPOLYMÈRE
Polymère formé de deux ou plusieurs monomères différents
D
DALLE
Ensemble d'éléments formant la séparation horizontale entre les étages du bâtiment.
DÉFORMATION ÉLASTIQUE
Tout corps solide se déforme sous l'action d'une charge appliquée ; la déformation est dite élastique si, lorsque l'action de la charge cesse, le corps retrouve ses dimensions initiales. L'ampleur de la déformation est fonction de la charge appliquée (loi de Hooke). La propriété élastique d'un corps est représentée par le module d'élasticité, qui est défini comme le rapport entre la force exercée sur l'unité de surface d'un corps et la déformation que subit l'unité de longueur de ce même corps ; plus la ténacité du matériau est grande, plus son module d'élasticité est élevé.
DÉFORMATION PLASTIQUE OU PERMANENTE
La déformation plastique est la déformation permanente, donc non élastique, que subit un corps sous l'action d'une charge appliquée donnée. La déformation est donc fonction de la valeur de la charge appliquée. Elle se compose d'une déformation instantanée et d'une déformation lente qui augmente avec le temps lorsque la charge est maintenue.
DÉPERLANCE
Effet de réduction de l'absorption d'eau induit par la modification de l'angle de contact eau/support ; dans les produits de finition de nature siliconée, cette caractéristique ne modifie pas les propriétés de respirabilité du matériau.
DÉTERGENTS ACIDES
Produits à action acide, donc d'une certaine agressivité, généralement utilisés pour éliminer les incrustations de calcaire ou de ciment et dissoudre les cristallisations de sel. Ils ne peuvent donc être utilisés que sur des supports résistants à cette agression, ou lorsque cette agression n'entraîne pas de dommages à la surface. Ils ne doivent pas être utilisés sur du marbre poli, sur des surfaces calcaires absorbantes, sur des céramiques avec des émaux non résistants aux acides. Compte tenu de la grande variété des supports et de l'incertitude, bien souvent, quant à leur nature, il est toujours judicieux de procéder à un test préliminaire.
DÉTERGENTS BASIQUES
Produits à action basique ou alcaline, généralement utilisés pour éliminer les huiles, les graisses, les dépôts dûs à la pollution de l'air. Ils sont utilisés pour le nettoyage de façades en marbre, en pierre calcaire et en grès. Ils ne doivent pas être utilisés sur le marbre poli, ni sur les métaux tels que l'aluminium ou les surfaces galvanisées. Compte tenu de la variété des supports et de l'incertitude, bien souvent, quant à leur nature, il est toujours judicieux de procéder à un test préliminaire.
DILATATION THERMIQUE
Augmentation tridimensionnelle du volume d'un matériau sous l'effet des changements de température. Ce comportement particulier de chaque corps est mesuré par le coefficient de dilatation ; ce coefficient indique la variation en millimètres d'un corps pour chaque mètre de sa longueur et pour chaque degré de variation de la température. Le coefficient de dilatation du béton, par exemple, varie en fonction de la nature des granulats, de la qualité et de la quantité du ciment ; son coefficient moyen n'est pas très différent de celui de l'acier, soit 1,2×10-5 m/°C ou 0,012 mm/°C, ce qui a permis de coupler les deux matériaux dans le béton armé. Directive 2004/42/CE du 21 avril 2004 relative à la réduction des émissions de composés organiques volatils dues à l'utilisation de solvants organiques dans certains vernis et peintures et dans certains produits de retouche automobile.
DURABILITÉ
Elle indique la capacité d'un ouvrage à conserver intactes dans le temps les caractéristiques structurelles et architecturales pour lesquelles il a été conçu, construit et utilisé.
DURÉE DE VIE EN POT (POT LIFE)
Délai disponible à partir du moment du mélange pour une utilisation correcte du produit.
E
EFFLORESCENCE DE SALPÊTRE
Formation d'un dépôt de sels sur une surface murale. On la trouve généralement dans les murs de maçonnerie soumis à des remontées d'humidité, mais aussi dans les cas d'infiltration de pluies acides et de ruptures de canalisations.
ENDUIT
Couche de mortier utilisée comme revêtement protecteur et décoratif pour les murs-rideaux. L’enduit se compose généralement de trois couches : le gobetis, le corps d’enduit ou enduit proprement dit, et la couche de finition.
ENDUIT DÉSHUMIDIFIANT
Enduit ayant la propriété de faire évaporer de grandes quantités d'eau contenues dans la maçonnerie (remontée d’humidité, humidité de condensation, etc.), grâce à sa structure très poreuse.
ENDUIT IGNIFUGÉ
Enduit utilisé dans la construction de murs coupe-feu, afin de réduire la propagation du feu, et pour la protection des structures et des planchers, afin d'augmenter le temps de résistance au feu.
F
FILMAGE
Formation d'un film par coalescence à partir d’une dispersion de résines.
FISSURATIONS
Il s'agit de fissures d'une largeur supérieure à 1 mm, de forme droite en cas de mouvements statiques du support ou en forme de croix en cas d'application d'une trop grande épaisseur de matériau en une seule couche et lorsque le produit est trop fluide.
FIXATION
Opération d’ancrage d’éléments sur des murs. Cela requiert une bonne thixotropie, un gâchage facile, une résistance élevée et des temps de prise rapides.
FLUIDE / HAUT POUVOIR MOUILLANT
Caractéristique des ciments-colles qui détermine l’aplanissement total de l'empreinte de la spatule crantée sous le poids du carreau en exerçant une légère pression. Il permet d'obtenir une surface de contact totale entre le support, la colle et le carrelage avec un minimum d'effort.
G
GAINES LIQUIDES
Produits prêts à l'emploi, de consistance pâteuse ou semi-liquide, à appliquer à froid, capables de produire une couche continue, imperméable, qui adhère au fond et qui présente une grande élasticité.
GOBETIS
Couche d'accrochage appliquée par jet ou projection d'un matériau semi-liquide, couvrant au moins 60÷70 % du support, dans le but de rendre la surface plus rugueuse et d'améliorer ainsi l'adhérence de la couche suivante.
GORGE
Élément architectural arrondi au profil concave reliant deux plans (mur et plafond).
GOUDRON
Produit imperméabilisant résultant du processus de distillation du charbon dans la production du gaz de ville.
GRANULATS (MATÉRIAUX INERTES)
Ils sont dits « inertes » car ils ne réagissent pas chimiquement. Ce terme fait souvent référence aux sables ou autres composants des peintures et vernis, qui servent à augmenter la résistance physique, mais sans réagir chimiquement avec le liant. Le sable, la pierre concassée ou le gravier utilisés pour la fabrication des mortiers et des bétons rentrent également dans la catégorie des « matériaux inertes », contribuant quant à eux non seulement à augmenter les résistances physiques, mais s'ils sont bien choisis, également à augmenter les résistances chimiques et à réduire le risque de retrait du ciment et de la chaux.
GRANULOMÉTRIE
Indique la taille des granulés qui composent un matériau. Elle est normalement évaluée par tamisage.
GRATTAGE
Opération de finition effectuée à l'aide d'un platoir à dents métalliques pour égrener la surface du matériau en cours de durcissement.
GRÈS
Céramique à pâte vitrifiée, blanche ou colorée, non émaillée. Le clinker, le grès salé et le grès fin à usage domestique appartiennent notamment à cette catégorie.
GRÈS CÉRAME
Carreaux obtenus par pressage, à très faible porosité totale, constitués d'une pâte claire qui peut également être colorée uniformément ou panachée au moyen de mélanges de poudres et de granulés de tailles et de couleurs différentes. La composition de la pâte est très proche de celle d'un grès clair, mais les matières premières sont sélectionnées de manière à réduire au minimum le pourcentage d'oxyde de fer. La pâte est pressée avec des charges spécifiques 50 % plus élevées que pour le grès clair émaillé. La cuisson est réalisée avec des cycles de moins d'une heure et des températures avoisinant les 1200 °C. Les carreaux peuvent également être polis, avant ou après la pose, afin d'améliorer leurs qualités esthétiques. Il résiste au gel, aux acides et aux bases et présente une résistance mécanique élevée. Il s'agit d'un produit qui connaît un grand succès dans l'industrie du carrelage, qui propose également des modèles avec de légères applications de glaçure et/ou de sérigraphies qui permettent d'améliorer encore l'esthétique du produit
H
HUMIDIFICATION À REFUS
Les supports poreux, tels que les briques, les briques isolantes, le béton cellulaire expansé, les briques pleines et certains types de pierre, doivent être humidifiés avec de l'eau jusqu'à saturation complète avant l'application du produit afin d'éviter une perte d'eau rapide du matériau et donc son « brûlage » (c'est-à-dire une hydratation incomplète du liant hydraulique).
HYDROCARBURES
Composés naturels liquides ou gazeux du carbone avec de l'hydrogène, de l'oxygène, de l'azote et des quantités variables d'autres éléments (par exemple, le soufre, les métaux).
HYDROCARBURES ALIPHATIQUES
Hydrocarbure à chaîne linéaire ou à structure cyclique avec des liaisons simples, voire doubles, mais non résonantes.
HYDROCARBURES AROMATIQUES
Hydrocarbures caractérisés par la présence d'au moins un cycle benzénique dans les molécules. D'une odeur typique et agréable (d'où leur nom), ils sont présents dans les différentes fractions obtenues lors de la distillation primaire du pétrole brut et, surtout, dans les produits de certains procédés de valorisation, dont l'essence. Les hydrocarbures aromatiques ont suscité une attention toute particulière ces dernières années en raison de la nocivité de leurs vapeurs.
HYDROFUGATION
Elle limite l'absorption d'eau à la surface du matériau tout en garantissant d'excellentes valeurs de respirabilité.
HYDROFUGE
Additif qui, mélangé aux pâtes de ciment, leur confère une capacité hydrofuge très élevée, allant jusqu’à donner au mortier durci des caractéristiques imperméables.
HYDROPHILE
Se dit généralement d’un composé ou d’un système qui interagit avec l'eau.
HYDROPHOBE
Se dit d’un composé ou d’un système qui repousse l'eau.
I
IMPERMÉABILISATION
Opération qui confère à un support des propriétés imperméables, c'est-à-dire la capacité à faire barrière aux liquides. Imperméabilisation à poussée négative (ou contre-poussée) : le produit imperméabilisant est appliqué du côté opposé à celui par lequel le liquide arrive. Par conséquent, la poussée hydrostatique aura tendance à détacher le produit imperméabilisant du support. Imperméabilisation à poussée positive (ou de confinement de l'eau) : le produit imperméabilisant est appliqué sur la surface qui sera en contact avec le liquide. Par conséquent, la pression hydrostatique exercée par le liquide comprime le produit imperméabilisant sur le support.
IMPERMÉABILISATION DES TOITS À PENTES
Il s'agit d'un toit à pente avec une inclinaison > 5 %.
INERTIE THERMIQUE
Il indique la capacité à stocker la chaleur et à la restituer ultérieurement.
INHIBITEUR
Additif utilisé en faible pourcentage pour prévenir ou retarder une réaction.
ISOLATION
Séparation thermique, acoustique ou électrique de deux corps ou pièces, à l'aide de matériaux ou de corps isolants.
ISOTROPIE
État d’un corps présentant une même structure moléculaire dans toutes les directions. Elle est caractéristique de divers matériaux et de métaux tels que le cuivre et l'aluminium, dont la dilatation ne s'effectue pas le long d'un axe.
J
JOINT DE DILATATION (JOINT DE FRACTIONNEMENT)
Interruption du support permettant aux deux parties structurelles en regard de subir des mouvements relatifs résultant de variations thermiques ou d'autres causes.
L
LIANT
Partie non volatile du véhicule d'un produit, dont la fonction est de lier les pigments et les charges entre eux.
LIANT HYDRAULIQUE
Il s'agit de tout matériau qui, mélangé à l'eau, durcit par réaction avec cette dernière.
M
MASSE VOLUMIQUE
Rapport entre la masse d'un produit semi-fini et son volume, généralement mesuré dans les mêmes conditions d'humidité. Le terme « densité », bien que plus largement utilisé, est moins correct. La masse volumique est généralement exprimée en kg/m3.
MICROFISSURES
Il s'agit de fissures de moins de 1 mm de large, disposées en toile d'araignée, généralement superficielles et causées par le retrait hydraulique.
MODULE D’ÉLASTICITÉ
Il est donné par le rapport entre la contrainte et la déformation correspondante dans un matériau qui est inférieur à la limite de proportionnalité (loi de Hooke) sur la courbe contrainte-déformation.
MONOMÈRE
Molécule simple capable de s'associer à d'autres molécules similaires pour former un polymère.
MORTIER
Il s'agit d'un mélange d'un ou plusieurs liants avec des granulats, de l'eau et de l'air qui, dosés de manière appropriée, permettent d'obtenir une pâte d’une consistance et d’une maniabilité adaptées à l'utilisation voulue ainsi que certaines résistances (performances) à l'état durci. La fonction principale d'un mortier est d'assembler, de revêtir, d’égaliser et de protéger les éléments d'une construction. En fonction de leurs propriétés et de leur type d'utilisation, les mortiers peuvent être classés en « mortiers pour maçonnerie » et « mortiers pour enduits ou lissages ».
MOULURE À GORGE
Voir GORGE
O
OLÉOPHOBE
Produit qui repousse ou qui est incompatible avec les huiles.
OLIGOMÈRE
Polymère dont le poids moléculaire est trop faible pour être considéré comme un polymère. Les oligomères ont un poids moléculaire de l'ordre de quelques centaines, tandis que les polymères ont un poids moléculaire de l'ordre de plusieurs milliers, voire plus.
OSMOSE
Phénomène par lequel des substances liquides peuvent passer l'une dans l'autre à travers une membrane semi-perméable. Ce déplacement se produit pour des raisons physiques, thermiques, de concentration chimique ou électriques.
P
PERLITE
Matériau lithoïde expansé, pour traitement à haute température (1000 °C).
PERMÉABILITÉ
C'est la propriété d'un matériau de laisser passer un liquide. Pour l'eau, la perméabilité d'un produit est d'autant plus faible que les pores du matériau sont petits et que le chemin à parcourir par l'eau est long. Le résultat de ce processus de traversée de la matière donne lieu d'abord à des manifestations d'humidité, puis à une percolation. La perméabilité de l'argile varie de 10-6 à 10-7 cm/mm. Celle d'une couche de bitume n'est même pas mesurable tellement elle est faible. Toutefois, le même matériau considéré comme imperméable à l'eau peut être perméable à la vapeur d'eau. La perméabilité à la vapeur d'eau est mesurée en grammes d'eau présents dans le matériau après qu'il a été exposé pendant un certain temps à une température donnée, à un degré d'humidité relative de l'air donné et à une pression atmosphérique donnée.
pH
L'abréviation pH vient des initiales de « potentiel hydrogène », qui indique le degré d'alcalinité (entre 7 et 14) ou d'acidité (entre 0 et 7). Une valeur de 7 indique la neutralité.
PINCEAU PLAT
Pinceau à section rectangulaire et de forme large et plate, destinée à être utilisée sur de grandes surfaces.
PLASTIFIANT
Il s'agit d'une substance ou d'un matériau (généralement un plastique ou un élastomère) qui, lorsqu'ils sont utilisés dans la production de colles, d'imperméabilisants, de peintures et de résines, améliorent leurs caractéristiques physiques en les rendant plus flexibles et plus faciles à travailler.
POLYMÈRE
Résultat d'une réaction chimique au cours de laquelle des monomères se lient pour former des macromolécules dont le poids est un multiple du poids de la substance d'origine.
POLYURÉTHANE
Mousse formée par la réaction chimique entre le polyol et l'isocyanate, elle peut être à faible ou à haute densité.
PONT THERMIQUE
Indique un point de la structure où la perte de chaleur est plus importante en raison de la présence de matériaux ayant des valeurs de conductivité thermique très différentes ; les ponts thermiques les plus courants sont les piliers d'angle, les poutres de rive, les fondations, les points de fixation des toits plats, les bâtiments en béton armé, les poutres dans l'épaisseur de la dalle, etc.
POT-LIFE
Durée de vie ou intervalle de temps pendant lequel un produit peut être appliqué, après mélange.
POUVOIR THERMIQUE
Il s'agit de la capacité des matériaux utilisés dans les travaux d'isolation thermique à offrir une résistance élevée au passage de la chaleur ; ces matériaux sont définis « matériaux isolants ».
PRODUIT D’IMPRÉGNATION
Produit destiné à pénétrer dans les porosités du matériau traité afin d'en modifier les caractéristiques, sans former de film.
PRODUITS DE RAGRÉAGE
Les produits de ragréage sont des mortiers spéciaux destinés à égaliser les irrégularités même de quelques millimètres. Ils adhèrent aux bétons lisses et peu absorbants tels que ceux coulés dans des coffrages métalliques. Ils permettent d'obtenir une finition lisse ou traditionnelles à l'intérieur ou à l'extérieur.
PRODUITS DE RAGRÉAGE ET PROTECTEURS ANTI-CARBONATATION
Produits cimentaires dont les caractéristiques de faible perméabilité au dioxyde de carbone et d'imperméabilité à l'eau de pluie ralentissent considérablement le processus de vieillissement du béton.
PRODUITS DE RAGRÉAGE ET PROTECTEURS DE BASE
Produits à base de chaux-ciment conçus pour ragréer rapidement de grandes surfaces de béton, en égalisant les irrégularités jusqu'à 1 cm.
PRODUITS DE RAGRÉAGE ET PROTECTEURS SYNTHÉTIQUES
Ces produits de ragréage, qui appartiennent également au groupe des produits à base de liants hydrauliques, sont également capables, grâce à des additifs, d'adhérer à des sous-couches synthétiques, réduisant ainsi les coûts de préparation.
PRODUITS DE RAGRÉAGE POUR LA RÉGULARISATION DU BÉTON
Mortiers fins prémélangés à base de ciment et de chaux hydraulique additivée, créés pour ragréer rapidement de grandes surfaces de béton, à l'intérieur ou à l'extérieur, en égalisant des irrégularités allant jusqu'à 1 cm. Disponibles pour une application manuelle ou mécanisée.
PRODUITS DE RAGRÉAGE PROTECTEURS ET ANTICARBONATATION POUR BÉTON
Produits qui, en raison de leur faible perméabilité au dioxyde de carbone et de leur imperméabilité à l'eau de pluie, ralentissent considérablement le processus de vieillissement du béton.
PROMOTEUR D’ADHÉRENCE
Les supports peu poreux et compacts, tels que le béton, doivent être traités avec un produit de préparation avant l'application du matériau, afin de permettre à ce dernier d'adhérer au support.
PROTECTEUR CONSOLIDANT
Ces produits, dérivés du silicone et du siloxane, mais additionnés avec des résines acryliques, conservent les mêmes qualités de respirabilité et de déperlance, mais ont la particularité d'améliorer les liaisons entre les parties superficielles en cours de détachement et le cœur sain du matériau, avec la possibilité de graduer l'action pour éviter la formation de croûtes superficielles dures, généralement destinées à se détacher.
PROTECTEURS DÉPERLANTS
Ces produits, dérivés du silicone et du siloxane, combinent une grande compatibilité avec les matériaux de construction et une forte déperlance. Absolument non filmogènes, ils préservent la respirabilité des surfaces traitées.
PYROGÈNE
Substance qui provoque l'augmentation de la température du composé.
R
RÉACTION AU FEU
Elle définit la facilité avec laquelle les matériaux peuvent s'enflammer et donc alimenter le feu (M0 à M5).
REMONTÉES D’EAU
Humidité qui remonte par capillarité depuis le sol vers les maçonneries.
REMONTÉES D’HUMIDITÉ
Humidité qui remonte par capillarité depuis le sol vers les maçonneries.
RÉSINES ÉPOXY
Il s'agit de résines thermodurcissables d'une grande importance technique et commerciale, disponibles sur le marché depuis 1946, au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Il existe de nombreux fabricants dans le monde entier, principalement en raison de l'intérêt qui s'est développé ces dernières années pour la fabrication de ce que l'on appelle les composites, qui sont basés sur des résines thermodurcissables (telles que les résines époxy et polyester) auxquelles sont ajoutés des renforts fibreux qui en augmentent la résistance mécanique. Outre les matériaux composites, les résines époxy sont utilisées pour les composants dans les industries électrotechnique, chimique et mécanique.
RÉSISTANCE À LA DIFFUSION DU CO²
Mesurée en µ CO², elle indique la capacité du produit à empêcher la pénétration du dioxyde de carbone dans le support. Plus cette valeur est élevée, plus l'effet protecteur est important.
RÉSISTANCE AU FEU REI
Caractéristique selon laquelle un élément de construction conserve sa stabilité mécanique (R), sa résistance aux flammes (E) et son isolation thermique (I) pendant la durée spécifiée. Le symbole REI 120 indique donc le maintien pendant 120 minutes des trois caractéristiques par un élément soumis au test visé à la Circ. 91 du Min. Int. du 14/09/1961.
RÉSISTANCE THERMIQUE R
Elle indique la résistance qu'un matériau d'une épaisseur donnée oppose au passage de l'énergie thermique dans certaines conditions et s'exprime comme l'inverse de la conductivité thermique : ainsi R = S / ? (mesurée en m2 K/W, où K = degrés Kelvin), où S est l'épaisseur du matériau considéré. Les matériaux à fort pouvoir isolant ont des valeurs de résistance thermique élevées, tandis que ceux qui présentent de bonnes caractéristiques de conductivité ont des valeurs plus faibles.
RESPIRABILITÉ
Propriété d'un matériau de laisser passer l'air et la vapeur d'eau à travers ses pores. Elle est exprimée en grammes de vapeur d'eau pouvant passer à travers une surface d'un mètre carré, en 24 heures, à des températures et pressions données, en fonction des normes utilisées.
RESSUAGE
Phénomène par lequel, pendant la phase de séchage, un ou plusieurs composants du produit remontent à la surface. Les différences de ressuage en fonction des pigments provoquent des altérations de couleur et constitue, selon les cas, un défaut ou une caractéristique essentielle des produits de revêtement. Le ressuage qui se produit avec une peinture ou un vernis en pot, s'il n'est pas irréversible, ne pose pas de problème sur la finition, puisqu'il suffit de mélanger le produit de façon homogène pour lui donner l'aspect et les caractéristiques souhaités.
RETARDATEUR DE FLAMME
Additif qui réduit l'inflammabilité et augmente la tenue au feu en atténuant l’aptitude à la combustion et en limitant la propagation des flammes ; les retardateurs de flamme contiennent à la fois des substances organiques et inorganiques qui, en cas d'incendie, bien que retardant la combustion, peuvent elles-mêmes générer des fumées toxiques.
RETRAIT CONTRÔLÉ / COMPENSÉ
Caractéristique d'un mortier de ciment permettant de compenser le retrait dû au durcissement. En effet, dans les mortiers hydrauliques, la présence de ciment a pour conséquence inévitable et naturelle l'apparition de phénomènes de retrait lors de la prise et du durcissement à l'air. L'ajout d'additifs spécifiques au produit vise à compenser et à contrôler ce phénomène.
S
SABLAGE
Nettoyage et abrasion des murs de maçonnerie. Il est réalisé au moyen d'un jet de sable à haute énergie cinétique.
SALPÊTRE
Nom commun du nitrate de potassium (un sel de l'acide nitrique).
SATURATION
Processus par lequel une substance atteint la valeur la plus élevée possible de certaines de ses caractéristiques.
SÉGRÉGATION
Elle consiste en la sédimentation des agglomérats grossiers ayant un poids spécifique élevé, laissant affleurer l'eau et les agrégats plus légers et plus fins à la surface du béton. Cet affleurement (bleeding) rend la surface mécaniquement plus faible.
SELS SOLUBLES
Dans les murs humides, on trouve principalement des sulfates, des nitrates et des chlorures. Ils entraînent la destruction progressive des finitions, des enduits et des éléments de maçonnerie, et sont particulièrement nocifs en raison de leur comportement hygroscopique.
SHORE A/D
Les valeurs de dureté Shore sont mesurées à l'aide de duromètres étalonnés. L'échelle Shore A concerne les matériaux plus tendres et l'échelle D les matériaux plus durs. Une tige d'acier de dimensions prédéterminées, différentes pour les échelles Shore A et Shore D, est introduite dans le matériau. Les valeurs ne semblent pas liées à celles des autres mesures de dureté.
SOLVANT ALIPHATIQUE
Composé organique à chaîne carbonée ouverte. Les aliphatiques comprennent les paraffines, les oléfines, les acétylènes et les acycliques ou cycloparaffines.
SOLVANT AROMATIQUE
Composé organique à chaîne carbonée fermée. En font notamment partie le benzène, le toluène, le xylène, etc.
T
TALOCHAGE
Opération de finition effectuée à la taloche éponge (finition satinée) ou à la taloche plastique (finition striée) sur un produit égalisé et lissé.
TEMPS D’AJUSTEMENT
Temps disponible pour corriger la position du carreau après la pose.
TEMPS DE DÉBUT DE PRISE
Temps déterminé conformément à la norme EN 196 partie III avec aiguille de Vicat.
TEMPS DE FIN DE PRISE
Durée déterminée conformément à la norme EN 196 partie III avec aiguille de Vicat.
TEMPS OUVERT
Temps d'attente maximum entre l'application de la colle sur le support et la pose des carreaux.
TENSIOACTIF
Composé chimique qui, dissous dans l'eau, abaisse sa tension superficielle par adsorption à l'interface liquide/vapeur.
THIXOTROPIE
Caractéristique qui indique la possibilité d'appliquer le mortier sur des surfaces verticales sans que ne se produisent de glissements sur le support et dans le mortier lui-même jusqu'à des épaisseurs prédéfinies.
TOIT PLAT
Il s'agit d'un toit ayant une pente maximale de 5 %.
V
VERMICULITE
Il s'agit d'une argile expansible.